A l'heure où Oiseau ulule, le ciel se teinte d'améthyste. Et les cristaux de cette géode font pointer mille éclats. Diamants bleus, les plus beaux à mes yeux.
La lune, opale, glisse sur la paroi scintillante. Alors, la nuit brille de tous ses feux.
Je suis ombre chinoise sous la coupole. Assise le cou au ciel tendu.
Lire dans ces étoiles, connaitre le secret de ces constellations, premières légendes des Hommes. Conte de la nuit des temps.
Les tumultes d'un hier défunt s'éloignent à l'horizon.
Il me croit égoïste. Je serais centre du monde!
Le suis-je, minuscule chose, microscopique forme sombre ?
Qu'est ce que je me sens petite! Petite et grande à la fois. Tout un monde moi aussi.
Et, au centre, endormie, Rose qui dort en bouton. Rose comme un bouton d'or.
Suivre l'oiseau au pays de l'imaginaire, celui de la rose qui sommeille en soi.
Si votre cœur comprend le message de l' oiseau, si votre oreille s’émeut du murmure du ruisseau ... ou si vous vous laissez simplement guider par ce que vous nommez le" hasard" , bienvenue et bonne lecture.
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dimanche 18 novembre 2012
mardi 13 novembre 2012
Mon amie la Rose. (12)
Je l'ai cherché longtemps. Dans les bois, dans les champs.
A la cime des chênes. Aux bruits de leurs feuillages.
J'ai couru les sources jaillissantes des vallées qui auraient pu baigner ses plumes. J'ai escaladé les monts jusqu'aux sommets qui m'avaient découvert son ciel.
Oiseau, mon bel Oiseau demeurait introuvable.
Rose, petite étincelle, murmurait en mon cœur, de chercher encore. Et toujours.
Le manque était si grand que je la sentais faiblir.
Il ne fallait pas qu'elle s'éteigne. Mais de jours en jours, elle ne brillait plus que d' épines.
Un soir, en m'égratignant, elle me dit que j'avais visé trop haut. Les princes ne s'attardent pas sur les bergères. Les oiseaux-caméléons ne guident pas les vagabondes.
Pour la première fois j'ai pleuré.
Larmes d'Amour ? Sanglots d'Orgueil ?
La Rose s'est alors abreuvée. Je la sentais revigorée.
Et une nuée de moinillons, ébouriffés et pépiant, m'ont dessiné un carnaval. De vrais oiseaux de Paradis. Simples et modestes. Sincères, encourageants. Mes vrais amis.
Alors Oiseau, tel un géant, est apparu sur son grand char.
-"C'est toi que tu aimes", a-t-il alors entonné. "Mais seul ton pleur correctement nommé pouvait à ton âme le prouver. "
A la cime des chênes. Aux bruits de leurs feuillages.
J'ai couru les sources jaillissantes des vallées qui auraient pu baigner ses plumes. J'ai escaladé les monts jusqu'aux sommets qui m'avaient découvert son ciel.
Oiseau, mon bel Oiseau demeurait introuvable.
Rose, petite étincelle, murmurait en mon cœur, de chercher encore. Et toujours.
Le manque était si grand que je la sentais faiblir.
Il ne fallait pas qu'elle s'éteigne. Mais de jours en jours, elle ne brillait plus que d' épines.
Un soir, en m'égratignant, elle me dit que j'avais visé trop haut. Les princes ne s'attardent pas sur les bergères. Les oiseaux-caméléons ne guident pas les vagabondes.
Pour la première fois j'ai pleuré.
Larmes d'Amour ? Sanglots d'Orgueil ?
La Rose s'est alors abreuvée. Je la sentais revigorée.
Et une nuée de moinillons, ébouriffés et pépiant, m'ont dessiné un carnaval. De vrais oiseaux de Paradis. Simples et modestes. Sincères, encourageants. Mes vrais amis.
Alors Oiseau, tel un géant, est apparu sur son grand char.
-"C'est toi que tu aimes", a-t-il alors entonné. "Mais seul ton pleur correctement nommé pouvait à ton âme le prouver. "
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mardi 16 octobre 2012
Il suffit de passer le pont. (1)
Il suffit de passer le pont pour atteindre l'autre rive.
Siffloter un air connu peut rendre le chemin plus aisé.
Mais surtout ne pas regarder en bas.
Ni derrière soi.
J'ai le vertige...et pas de main à agripper pour me rassurer.
Pas de rambarde non plus.
Je suis seule et mon corps a froid.
Plus que quelques pas. Courage.
Parce que, bien cachée, une flamme m'anime.
Rose.
Siffloter un air connu peut rendre le chemin plus aisé.
Mais surtout ne pas regarder en bas.
Ni derrière soi.
J'ai le vertige...et pas de main à agripper pour me rassurer.
Pas de rambarde non plus.
Je suis seule et mon corps a froid.
Plus que quelques pas. Courage.
Parce que, bien cachée, une flamme m'anime.
Rose.
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